ESPOIR, TOLÉRANCE, ALTRUISME

À Toul, les collégiens ont rendu hommage  à Fernand Nedelec et Paul Chevrier.

Inauguration de 2 salles du collège Amiral-de-Rigny à Toul vendredi 6 mai.  Deux anciens élèves résistants et déportés, Fernand Nedelec et Paul Chevrier, ont reçu un bel hommage par les collégiens de l’établissement Amiral-de-Rigny à Toul.

Fernand Nedelec : l’enfant du Toulois

Né le 5 mai 1924 à Minorville, Fernand Nedelec a 17 ans lorsqu’il s'engage contre le nazisme et pour la Libération de la France. Il a fait le choix de résister durant la Seconde Guerre mondiale et de rejoindre le maquis. Cheminot, il participa notamment à de nombreux sabotages sur les lignes de chemin de fer, notamment sur la ligne Paris-Strasbourg, entre Gondreville et Fontenoy-sur-Moselle. Après avoir échappé aux arrestations allemandes à Toul en 1943, il sera de ceux qui libèreront la ville ainsi que Blénod-lès-Toul, Villey-Saint-Etienne et d’autres villes du département.

Dans le Toulois, et au-delà, il incarne l'âme de la Résistance. Homme de valeurs et de caractère, il a mis un point d’honneur à délivrer sans cesse son message : espoir, tolérance et altruisme. Il se rendait dans les collèges, lycées et universités pour animer des conférences et témoigner. « Il faut ouvrir son âme aux autres. Ne pas se recroqueviller. Pour recevoir, il faut donner », disait-il. Il deviendra membre du cercle amical France-Allemagne pour être élevé au rang de chevalier de la Légion d’Honneur au titre d’« Ancien Résistant particulièrement valeureux ».

Il décède le 11 février 2020 à 96 ans. Le devoir accompli.

 

Paul Chevrier : symbole d’une jeunesse qui s’est sacrifiée

L’Histoire aurait pu l’oublier. Heureusement, grâce au travail de patriotes passionnés et la curiosité des nouvelles générations, le souvenir de Paul Chevrier sera désormais gravé dans les mémoires des Toulois et de la Meurthe-et-Moselle. Né le 8 octobre 1925, Paul Chevrier a vécu à Toul. Il est mort le 15 septembre 1944, au camp de concentration nazi de Buchenwald (Allemagne), où il était interné depuis juillet 1943 suite à une dénonciation. Certaines sources françaises pensent qu’il est mort à Dora, autre camp nazi, où il avait été transféré.
Résistant, mort à 18 ans : il incarne le sacrifice de toute une génération pour une nation. Il s’était engagé dans la résistance française en créant, dès 1941, un des premiers réseaux de résistance lorrains. Un réseau que nombre de ses camarades rejoindront par la suite et parmi eux… Fernand Nedelec.

Ils ont à peine 16 ans. Le réseau se distinguera pendant toute la durée de la guerre en participant à la libération d'un camp de prisonniers sénégalais à Boucq et à la libération de Toul en septembre 1944. « Ces jeunes gens, à peine sortis de l'adolescence mais d'une grande maturité et animés d'un fervent patriotisme, refusent la défaite », précise le site Espace de Mémoire.
Il a reçu à titre posthume la Croix de Guerre avec palme, la Médaille de la Résistance et la Médaille militaire et a été déclaré "Mort pour la France".

En 2003, la ville de Toul a donné son nom à une rue située dans le quartier de la Croix-de-Metz.

(©Screen/Génération Civique/Youtube)(©Screen/site espace de mémoire)

Crédit photos @SAttenotCD54

 

- Publié le 6/05/2022 -