Musique Vivante en institutions : découvrez le témoignage d'Elisa

photographie d'Elisa

© CD 54 – G.BERGER

Elisa, 20 ans, service civique au conseil départemental depuis le mois de septembre 2018 pour la mission Musique Vivante en Institutions, vous présente son éxpérience en service civique et ce dispositif. Interview :

Peux-tu décrire ta mission en quelques mots ?

J’apporte mon soutien à la mission Musique Vivante en Institutions ( MVI ). Il s’agit d’un dispositif d’interventions musicales dans les champs sociaux et médico-sociaux. Cette mission épouse les valeurs du conseil départemental dites « proches et solidaires » et favorise la culture pour ce public fragile.

Pourquoi as-tu choisi un service civique dans le service Culture du conseil départemental ?

Après deux années à me chercher scolairement, j’ai ressenti le besoin de prendre le temps de me poser pour affiner ma réflexion quant à mon avenir professionnel. Étant passionnée de musique depuis toujours, je ne me voyais pas me lancer dans un autre domaine d’activité. J’ai trouvé ce volontariat sur le site internet Service-civique.gouv.fr et je me suis tout de suite sentie concernée par l’offre, pour en apprendre plus sur les métiers de la musique et de la culture.

J’ai découvert que le service civique a de nombreux avantages comme des aides mises en place pour les volontaires. Par exemple la carte service civique a les mêmes avantages que la carte étudiante, et donne accès au CNAS (Comité National d’Actions Sociales). De plus, nous avons la possibilité de suivre des formations subventionnées de notre choix, et disposons d’un accès à l’Institut de l’engagement (voir à la fin de l’article).

Plus qu’un volontariat, je bénéficie d’un tutorat pour être accompagnée dans mes futurs projets. Je ne m’attendais pas à autant de soutien et je pense aujourd’hui que c’est le meilleur choix que j’ai pu faire, pour pouvoir mûrir un projet tout en conciliant recherche et travail.

Qu’aimes-tu dans ta mission ?

Ce que j’aime le plus, c’est sa diversité. Comme je souhaite m’orienter vers les médias et la culture, je réalise des affiches de communication et je rédige des articles et présentation de programmes ou d’artistes. J’essaye d’apporter ma créativité à la collectivité.

J’accompagne aussi les musiciens pour les concerts et spectacles que nous mettons en place. Ils sont tous différents, mais toujours qualitatifs. Ce sont des spectacles qui plaisent et qui amènent la vivacité de la musique à ceux qui ne peuvent pas forcément se déplacer. Pour illustrer : au début de l’année, une troupe burkinabée est venue assurer 4 spectacles dans des maisons de retraite, ce qui a énormément plu. Quelques jours plus tard, un musicien reprenait les plus grands tubes de Johnny Hallyday. Puis c’était une conteuse qui rapportait ses histoires et, quelques semaines après, une opérette a rappelé de bons souvenirs à tout un EHPAD…

Au final, beaucoup d’émotions sont dispensées par les musiciens et partagées avec les résidents des établissements. Les musiques permettent de toucher la majorité du public et offrent des souvenirs, des découvertes et des ressentis intenses pour des personnes fragilisées.

Un mot pour la fin ?

Je voudrais revenir sur l’Institut de l’engagement (IDE).

Mon projet en arrivant au conseil départemental était de trouver une formation qui me permettrait d’accéder aux métiers de la musique et des médias. Le souci est qu’en 2019, lorsque l’on veut se réorienter, la tâche n’est pas simple, surtout avec les nouveaux outils numériques comme ParcourSup.

Pendant mon volontariat, j’ai découvert l’Institut de l’engagement par le biais d’une réunion d’information. Il s’agit d’un dispositif proposé aux volontaires pour valoriser leur période d’engagement. Accessible après un volontariat de plus de 6 mois ou un bénévolat de longue durée, l’Institut aide ses lauréats dans trois axes différents : accompagnement à la recherche d’emploi, création d’activité ou reprise de formation. J’ai donc décidé de candidater.

Après avoir monté un dossier personnalisé qui démontre notre motivation et qui détaille notre projet, nous passons un oral de personnalité. A l’issue de cet oral, moins de la moitié d’entre nous a été sélectionnée et accompagnée dans un des trois domaines de notre choix (voir ci-dessus). Au total, nous sommes 500 lauréats pour cette saison, sur 1 595 candidatures, soit environ 30%. La sélection ne se base aucunement sur nos résultats scolaires, mais uniquement sur notre personnalité, notre engagement et notre motivation.

Pour revenir sur mon expérience personnelle, je fais partie des lauréates de l’Institut de l’engagement dans le parcours « formation ». D’une part, cela m’offre un réseau de lauréats et professionnels, et d’autre part, je bénéficie d’un accès aux écoles partenaires de l’IDE. J’ai ainsi choisi de postuler au sein d’une école de journalisme, basée à Bordeaux, qui propose un cursus de trois ans dans leur établissement.

Selon moi, il s’agit d’un véritable avantage d’effectuer un parcours civique : cela me permet de pérenniser mon projet. Je termine cette année de recherche personnelle avec de bons outils en mains pour concrétiser et préciser ma reprise de formation, dans les métiers des médias et de la culture. 

- Publié le 9/07/2019 -