Session extraordinaire : lancement d’une nouvelle étape dans l’histoire du château de Lunéville

© CD 54 – G.BERGER

Une session extraordinaire du Département s’est tenue lundi 3 février 2020 au château de Lunéville, marquant le lancement d’une nouvelle étape dans l’histoire de ce château, avec un projet de développement à 10 ans, fondé sur une stratégie patrimoniale, culturelle, touristique, économique et juridique globale.

Le château de Lunéville n’est pas un château parmi d’autres, il est le 6e de France par sa taille, un joyau patrimonial et architectural unique dans le Grand Est.

Au lendemain de l’incendie de janvier 2003, quatre grands principes avaient été actés : organiser la mobilisation des donateurs et des partenaires, engager la reconstruction le plus rapidement possible, maintenir un lien fort entre les Lunévillois, les associations et le château, et enfin de redonner vie à la pierre en mobilisant 400 artisans compagnons (maçons, charpentiers, tailleurs de pierre, plâtriers, menuisiers, serruriers, décorateurs, restaurateurs de vitrines (…)) qui ont mis leurs talents et savoir-faire au service de ce qui constitue aujourd’hui une formidable vitrine des métiers du patrimoine.

Pour faire renaître le château de ses cendres et être à la hauteur du legs historique et humaniste, le Département a fait le choix d’aller au-delà de la stricte reconstruction des parties détruites. Mais avec deux propriétaires, le projet global de refondation restait difficile à poser. Le conseil départemental s’est donc porté acquéreur de la partie militaire (la plus noble du château, comprenant les appartements ducaux). Ce fut chose faite le 17 mars 2017.

Le projet de développement du château 

Le projet de développement du château fixe la ligne d’horizon et procède par étapes, afin de permettre à chacun des partenaires de mobiliser les moyens nécessaires dans le temps, de préciser et d’ajuster le projet au fur et à mesure.

L’acte 1

Il prévoit :

  • le lancement du festival « L’art du geste, le geste de l’art », pour un coût global estimé à 2 M€ avec participation de 127 900€ du Département en 2020.
  • la reprise des travaux de restauration et de mise en valeur du château, qui débutera par l’escalier Nord. 

Suivront : 

  • la restauration des cours d’honneur et des communs, en lien avec les travaux que la Ville de Lunéville va entreprendre sur les espaces publics devant le château dans le cadre de l’opération « Action cœur de ville »,
  • la restauration du corps central (galerie), siège du parcours de visite métiers d’art,
  • la salle des trophées sera restituée. L’association "Lunéville château des Lumières" a fait part de son intérêt pour cette restauration d’un grand intérêt patrimonial et mémoriel pour les habitants et son souhait de pouvoir y contribuer. Pour la période 2020-2025, une provision budgétaire de 8M€ est prévue. 

La gouvernance du site va évoluer dès 2020

Le comité de pilotage informel se transformera en association. Elle aura deux missions :

  • préparer l’évolution vers une autre structure juridique pérenne,
  • mettre en œuvre le festival « L’art du geste, le geste de l’art ». 

Parallèlement, une instance de consultation et d’information permettant d’associer et de consulter les acteurs locaux et en particulier les associations résidentes au château sera créée.

L’acte 2 

L’ensemble des partenaires institutionnels s’engageront davantage dans une structure multi-partenariale de gouvernance plus formelle qui assurera le fonctionnement global du site.
Le conseil départemental restera propriétaire du château et maître d’ouvrage des opérations de restauration du site.
L’acte 2 tel qu’il est imaginé aujourd’hui poursuivra après 2024 l’évolution du festival, la restauration du château avec l’aménagement du reste des espaces liés au parcours de visite (musée et exposition), et aux services liés qui doivent être apportés aux visiteurs (accueil, boutique, salon de thé) ainsi que la terrasse et les communs nord pour l’administration.

L’acte 3 

Il s’enclencherait en 2025 dans l’objectif de développer les activités économiques qui s’avèreront opportunes à ce moment-là par la gouvernance mise en place. A partir de 2030, seront entrepris la restauration des derniers bâtiments et en parallèle les aménagements relatifs aux jardins, bosquets, cour du rocher et des carrosses.

Infographies

 

 

- Publié le 5/02/2020 -