"Un regard partagé" : découvrez l’exposition d’Éric Didym au Département

(c) G. Berger - CD54


EXPOSITION] Le Département de Meurthe-et-Moselle accueille dans l’agora Michel-Dinet l’exposition "Un regard partagé" d’Éric Didym, photographe, en collaboration avec le centre culturel et social Les Epis à Lunéville, dressant le portrait des habitants du quartier Georges -de-la-Tour. Les habitants photographiés seront invités à la clôture d’Egalité, Fraternité, Agissez ! (EFA) le 14 octobre. 

« J’ai une histoire personnelle et passionnelle avec Lunéville. Une histoire qui remonte à des souvenirs d’enfant, d’adolescent. C’est aussi dans cette ville, à la brasserie du Midi, près de la gare, que j'ai rencontré pour la première fois Elisabeth, la femme qui partage ma vie depuis plus de 37 années. Lorsque le centre cultuel et social "Les Epis" et la Maison du Département m’ont proposé de travailler sur le quartier Georges -de-la-Tour, je n’ai pas hésité. Avec Isabelle Binet, assistante sociale, nous sommes allés à la rencontre des familles.

Pousser des portes, découvrir des lieux de vie, voir où et comment vivent les gens de ce quartier, c’est pénétrer leurs intimes, c’est beaucoup de confiance, de chaleur, d’accueil, de générosité, d’humanité. J’ai voulu poser un regard juste, objectif, neutre, sur ces habitants afin de lever les barrières et casser les préjugés et réaliser de simples "portraits de famille". 

Dès le début de son histoire, la photographie explore le portrait de famille, celui-ci est de tout temps un des usages sociaux majeurs de ce médium. Pas de famille sans photographie de famille, personne n'échappe à son emprise et pourtant la famille change, se décompose, dévient monoparentale, la photographie, elle, s'adapte. Suivant ses goûts, ses moyens, sa vision des choses, sa classe sociale, on inscrit des corps dociles dans une histoire collective. 

Ici, la photo de famille devient gardienne de la mémoire d’un présent. Ce quartier se régénère, le passé n’est d’aucune importance, c’est avec l’avenir que nous devons compter.

Je pense que la vraie valeur des hommes réside non dans ce qu’ils possèdent mais dans ce qu’ils sont et comme disait Oscar Wilde, « La vérité pure et simple est très rarement pure et jamais simple ».

Eric Didym - Juillet 2015

- Publié le 10/10/2016 -