Unis face à l’obscurantisme

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D’abord l’incrédulité qui porte désormais un nom et un prénom : Samuel Paty. Valérie Beausert-Leick, présidente du conseil départemental de Meurthe-et-Moselle : « Nous ressentons tous un sentiment de révolte face à l'acte de barbarie commis dans les Yvelines à Conflans-Sainte-Honorine. Nous devons rester unis et ne jamais reculer face à l'obscurantisme. Toutes nos pensées vont à la famille, aux proches, aux collègues et aux élèves d’un enseignant qui a voué sa vie à l’éducation des jeunes en portant nos valeurs d’égalité, de liberté, de fraternité et de laïcité ».

Ensuite l’hommage partagé, solennel, à l’Hôtel du Département et en présence d’élus et d’agents du service public départemental.  « A ceux qui veulent nous diviser, nous réaffirmons que notre république est forte de nos différences, elle s’enrichit chaque jour du brassage de nos cultures. Ne nous trompons jamais de combat. (...) Réaffirmons, ensemble, tout notre soutien et nos remerciements à celles et ceux qui ont choisi d’enseigner, d’éduquer, d’ouvrir les esprits au monde, de former les citoyens de demain. (...) En sa mémoire, en la mémoire des victimes de Charlie Hebdo, et de toutes les victimes du terrorisme, nous avons le devoir, toutes et tous, de porter haut les couleurs de notre république : liberté, égalité, fraternité et laïcité » a rappelé la présidente.

Une banderole a été apposée sur les grilles du Département.

 

Le poème lu lors de la cérémonie en la mémoire de Samuel Paty


Là où l’esprit est sans crainte et où la tête est haut portée ;

Là où la connaissance est libre ;

Là où le monde n’a pas été morcelé entre d’étroites parois mitoyennes ;

Là où les mots émanent des profondeurs de la sincérité ;

Là où l’effort infatigué tend les bras vers la perfection ;

Là où le clair courant de la raison ne s’est pas mortellement égaré dans l’aride et morne désert de la coutume ;

Là où l’esprit guidé par toi s’avance dans l’élargissement continu de la pensée et de l’action –

Dans ce paradis de liberté, mon Père, permets que ma patrie s’éveille.

Traduit par André Gide

- Publié le 22/10/2020 -