Jeunesse - Éducation : A la poursuite du REJ !

Lancé en octobre 2024, le Revenu d’Émancipation Jeunes (REJ) est une aide expérimentale du Département destinée aux moins de 25 ans en situation de précarité. L’assemblée départementale a décidé de prolonger l’expérience jusqu’en 2027.

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Après un an de test, le premier bilan montre que ce dispositif est un véritable "filet de sécurité" pour ceux qui ne bénéficient d'aucune autre aide (comme le RSA). Il favorise l’autonomie et l’insertion de ces jeunes en leur offrant un soutien temporaire et souple de 500€ par mois (pendant 12 mois maximum), le temps de construire leur projet de vie.

Qui sont les bénéficiaires ?

Contrairement aux idées reçues, le REJ touche des profils très variés :

  • 76 % habitent en dehors des quartiers prioritaires (dont 17 % en zone rurale).
  • 73 % ont un niveau inférieur ou égal au bac.
  • 47 % vivent chez leurs parents mais manquent de ressources, tandis que 13 % étaient sans domicile fixe ou en hébergement d'urgence.
  • 222 jeunes accompagnés

    sur l'ensemble du département

  • Pour 5 mois en moyenne

    le REJ est un tremplin temporaire et non une aide permanente

  • 48% sortent du dispositif

    vers un emploi, une formation ou une autre aide durable

Concrètement, à quoi sert cet argent ?

Le rapport souligne que le REJ est avant tout utilisé pour répondre à des besoins vitaux et lever les obstacles à l'autonomie :

  1. Se nourrir et se soigner : pour la majorité, c'est une aide pour l'hygiène et la santé.
  2. Se loger : payer un loyer ou éviter une expulsion.
  3. Bouger : financer le permis de conduire ou les transports pour chercher un travail.
  4. Se projeter : une fois le stress financier apaisé, les jeunes reprennent leurs démarches (emploi, formation).

Les témoignages recueillis montrent que le REJ agit d’abord comme un levier de stabilisation. Pour beaucoup, ce revenu représente une « bouffée d’air » dans un parcours souvent marqué par des obstacles multiples : santé, logement, mobilité, démarches administratives…

Selon les professionnels, le dispositif a permis de toucher des jeunes jusque-là « invisibles » pour les services sociaux, tout en renforçant la continuité du lien d’accompagnement. Le Département veille à ce que le REJ reste un outil simple, accessible et subsidiaire, mobilisé uniquement lorsqu’aucune autre aide n’est possible.

Et maintenant ?

L’évaluation souligne des marges de progrès :

  • Mieux faire connaître le REJ directement aux jeunes eux-mêmes, et pas seulement aux professionnels ;
  • Garantir une diffusion équitable de l’information sur tout le territoire, y compris en milieu rural ;
  • Renforcer le suivi régulier entre le jeune et son accompagnateur pour éviter les ruptures de parcours.

Face au succès de cette phase de test, le Département a décidé de :

  • Renouveler l'expérience pour 18 mois (jusqu'en 2027).
  • Lancer une étude plus poussée pour décider, à terme, si ce revenu doit devenir permanent.