Département : Allez vers vos droits

Pourquoi des personnes ne bénéficient pas de prestations qu'elles devraient percevoir ? Pour trouver des réponses, le Département a initié une action dite d'aller-vers pour, en proximité, échanger avec celles et ceux qui n'osent pas faire valoir leurs droits.

Publié le - Mis à jour le

Face à la précarité et la grande pauvreté, cela concerne par exemple le RSA, le minimum vieillesse, le logement, la culture, les loisirs, le sport, l'éducation, la santé. "Avec vous, pour vos droits" permet à des bénévoles et des travailleurs sociaux d'aller à la rencontre de celles et ceux qui ne font pas appel à des aides ou des services dont ils peuvent bénéficier. Le "aller-vers" est une nouvelle manière d'agir en direction des personnes éloignées du service public.

L'objectif : établir une relation de confiance avec ces personnes, pour les informer et les aider à exprimer leurs besoins, afin de les accompagner et les orienter vers les structures et dispositifs adaptés. Des binômes constitués d'habitants et de professionnels se rendent dans différents lieux de vie (villages, quartiers, marchés, immeubles, associations...).

Dans le Grand Nancy

L'expérimentation est menée dans des quartiers des communes d’Essey-lès-Nancy, Maxéville, Malzéville, Saint-Max et Nancy (Iris Saint-Michel-Jéricho, Iris Virginie-Mauvais-Crosne-Vayringe et Iris XXe Corps, Oberlin, Mac-Mahon). Ce territoire compte près de 40 000 habitants.

Dans le Pays Haut

L’expérimentation est portée par un collectif composé des communes de Longwy, Mont-Saint-Martin et Herserange, la Croix-Rouge et le centre social Blanche Haye et par les communes de Joeuf et Jarny ainsi que le territoire pluri-communal d’intervention du CCAS de Jarny qui comprend les communes rurales de Labry et de Conflans-en-Jarnisy, le PIMMS médiation du Pays de L’Orne et le Secours Catholique.

Dans le Sud du Lunévillois

Le projet est porté par la Communauté de Communes de Vezouze en Piémont, les deux associations familles rurales Les Trois Rivières et La Petite Lorraine et l’association Solidarité Blâmontoise. L'expérimentation concerne 11 576 habitants répartis sur 51 communes.

Communes de Frouard et Faulx

L’expérimentation est portée par la commune de Frouard, celle de Faulx et l’espace de vie sociale « Maison Prévert » de Frouard (Francas de Meurthe-et-Moselle). Elle s'adresse à 8000 habitants.

  • 119 actions

    d'aller-vers

  • 1 098

    personnes rencontrées

  • 234

    rendez-vous des droits réalisés

Ce qu'ils en disent

  • Une habitante

 Je suis un peu timide et réservée, et quand je vais à la CAF c’est devant tout le monde. C’est plus comme avant. Avant il y avait des bureaux, tu rentres, tu fermes la porte. La conversation c’est entre nous deux, c’est pas pour tout le monde. [La travailleuse sociale] elle prend le temps, elle demande si on a compris, elle essaie d’aider dans tous les domaines. Tu parles d’un sujet elle te montre le chemin. 

  • Une bénévole

 Moi, je ne suis pas une assistante sociale. Je ne travaille ni pour l’État, ni pour le Département. Les gens me connaissent comme une habitante du quartier, du coup ils ont confiance en moi. 

  • Une travailleuse sociale

 Au début, ils ne voulaient pas s'asseoir, ils ne voulaient pas de café, ils ne voulaient rien. Deux heures plus tard, ils sont toujours là. Et souvent, en fait, les gens disent : Non, non, j'ai besoin de rien. Non, je ne veux pas de café. Non, je ne veux pas de rendez-vous des droits. Et puis après : j'ai une petite question. Et moi, j'ai ça comme situation. 

Lancée officiellement en septembre 2023 pour une durée de trois ans, la démarche est portée par le Département avec la Métropole du Grand Nancy, l'État, ATD Quart Monde et de nombreux partenaires (Caisse d’Allocations Familiales, villes concernées et leurs centres communaux d’action sociale, CPAM, caisses de retraites, bailleurs sociaux). L'expérimentation a ensuite été lancée dans le Pays Haut, à Fouard-Faulx et dans le Sud du Lunévillois à l'été 2025.
Une évaluation globale est en cours. En septembre 2026, les élues et les élus de l'assemblée départementale décideront de la poursuite ou non de cette action.